• Live in Latin America Vol. 1 cover picture

    Live in Latin America Vol. 1

    Ce live de Trevor Watts Moiré Music Drum Orchestra est une recommendation du Free Jazz Blog. La critique qu’ils en font donne envie d’écouter l’album et la pochette attire immédiatement l’oeil.

    “Live in Latin America Vol. 1” a été enregistré au cours de quatre concerts en Amérique du Sud. C’est à travers quatre morceaux que nous pouvons à notre tour écouter cette musique extraordinaire:

    1. “Gonje Blues”, enregistré le 2 novembre 1990 à Caracas au Vénézuela.
    2. “Sobira”, enregistré le 10 novembre 1990 à Barquisimeto au Vénézuela.
    3. “Fracas in Caracas”, enregistré le 4 novembre 1990 à Caracas au Vénézuela.
    4. “Nee Daku Here’s to You”, enregistré le 27 octobre 1990 à Xalapa au Mexique.

    Trevor Watts est un saxophoniste free jazz alto et soprano anglais. Il est accompagné ici par six musiciens:

    • Nana Tsiboe aux percussions africaines, au goje et au chant
    • Nee-Daku Patato aux percussions africaines, au goje et au chant
    • Nana Appiah aux percussions africaines et au chant
    • Jojo Yates aux percussions africaines, au twanga (piano à pouce), au cencerro et au chant
    • Liam Genockey à la batterie et au brekete
    • Colin Gibson à la basse

    Ce que nous propose “Live in Latin America Vol. 1” est une rencontre musicale entre ces sept musiciens, un échange endiablé entre saxophone, basse, percussions et chants africains.

    Dès le premier morceau les percussions instaurent des rythmes tribaux sur lesquels danse le saxophone qui nous berce de ses mélodies envoutantes. Un peu avant la moitié du morceau les chants africains rejoignent ce joyeux mélange par des appels et autant de réponses qui leur sont données.

    “Sobira” débute doucement par un solo de saxophone et des percussions en arrière plan. Les percussions augmentent progressivement de rythme et de volume pendant que le saxophone continue sa mélodie. C’est hypnotique et totalement prenant. Plus loin dans le morceau les chants entrent en action.

    Sur “Fracas in Caracas” les percussions se déchaînent littéralement, la basse les accompagne en rythme et le saxophone devient fou furieux. Fermez les yeux et imaginez-vous dans le publique… Renversant !

    Le dernier morceau est une conclusion parfaite à l’album, la suite logique des trois précédents. Les chanteurs, le saxophone, le publique… tout le monde est en transe ! Le rythme s’accélère et l’intensité a atteint son point culminant.

    Un album exceptionnel disponible en digipack chez FMR Records.

  • Steven Wilson @ L'Olympia 25-03-2015

    Hand Cannot Erase Tour 2015

    “Hand Cannot Erase” est le nouvel album de Steven Wilson. Mercredi soir son groupe jouait à L’Olympia.

    C’est le première fois que je fais un concert assis dans cette salle. Une petite place dans le carré or au 10ème rang, l’idéal pour profiter au mieux du spectacle, me voici près à assister à mon premier concert de Steven Wilson.

    Faisons les présentation ! Nous avons Steven Wilson au chant et à la guitare acoustique, Guthrie Gowan à la guitare électrique, Marco Minnemann à la batterie, Nick Beggs à la basse et au Chapman stick, Adam Holzman aux claviers et au Moog.

    L’excitation monte, des mois d’attente pour ce concert et le plaisir de voir la bande à Wilson en live. Une ambiance du tonnerre lors de l’entrée des musiciens sur scène ! Derrière eux se trouve un écran sur lequel sont projetées les videos des chansons. Le groupe enchaine les cinq premiers morceaux de “Hand Cannot Erase”.

    Dès le début Wilson rappelle que ce n’est parce que nous sommes assis qu’il faut rester silencieux, au contraire cela fonctionne dans les deux sens ! “Don’t hold back that French passion.” si ma mémoire est bonne.

    “First Regret”, “3 Years Older”, “Hand Cannot Erase”, “Perfect Life”. Pour “Routine” Wilson nous apprend que Nina Tayeb n’est pas de la partie ce soir car elle a accouché récemment. “She will sing through a piece of Apple technology”. :)

    Superbe prestation, chant, guitares, bass, batterie, claviers… les morceaux prennent vie devant nous ! C’est pro, c’est carré et en même temps l’émotion est là: un constat fidèle à l’image que je me suis faite de sa musique. Ses compositions allient finesse, justesse et subtilité, elles ne s’imposent jamais en force et fourmillent de petits détails… des valeurs de production présentes sur tous ses albums et qui font de lui un perfectionniste. Il sait aussi s’entourer de musiciens exceptionnels pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

    Viennent ensuite “Index” (“Grace for Drowning”), “Home Invasion”, “Regret #9”, “Lazarus” de Porcupine Tree et “Harmony Korine” (“Insurgentes”). L’euphorie continue !

    A la surprise de tout le monde le concert est coupé en deux parties par 20 minutes de pause, entracte imposée par la salle. C’est sans doute le seul petit point négatif de cet événement.

    Le concert reprend et les trois derniers morceaux de “Hand Cannot Erase” sont joués: “Ancestral”, “Happy Returns” et “Ascendant Here On…”. Génial ! C’est là qu’on réalise que ce dernier album a été taillé pour la scène. Morceau après morceau, cet album est une claque sensorielle.

    Premier rappel. Un rideau semi-transparent descend devant la scène, la video de “The Watchmaker” est projetée dessus pendant que le groupe joue derrière. Ils poursuivent par “Sleep Together” de Porcupine Tree.

    Deuxième rappel. “Sectarian” (“Grace for Drowning”) qui nous a été joué en bonus1 pour nous récompenser de notre accueil et de notre engouement, puis “The Raven That Refused to Sing” concluent ce concert en beauté.

    Le groupe salue le publique. Tout le monde est debout pour les remercier sous des tonnerres d’applaudissements.


    1: “… because you’ve been such a lovely audience.”

  • Healing album cover

    Healing

    Ganjin est un projet avant-rock réunissant Frantz Loriot à l’alto, Hugues Vincent au violoncelle et Yuko Oshima à la batterie. L’album “Healing” est sorti en août 2013.

    Quel est le son de ce curieux trio ? François Couture les compare très justement à Volapük. Pour ceux qui ne connaissent pas, Volapük était un groupe français d’avant-prog et musique de chambre. Jetez-vous sur n’importe lequel de leurs albums si vous voulez écouter quelque chose d’original et de différent. L’approche de “Healing” est plus expérimentale et vous balade entre jazz, improvisation, musique contemporaine et rock tout en ayant recours à des riffs et autres sons saturés. Deux exemples parfaits de leur musique sont les morceaux “Healing” et “Go Ju Go gurai…”. Le premier ouvre l’album de façon minimaliste puis vire rapidement dans une fusion entraînante et rythmée. Le second ferme l’album en commençant par de l’improvisation jazz, le changement est donné à deux minutes lorsque les instruments à cordes ravissent nos oreilles d’une belle mélodie traditionnelle, puis à quatre minutes trente cymbales et batterie accélèrent le rythme et deux minutes plus tard vous balancez votre tête en écoutant ces riffs hallucinants qui donnent l’illusion d’une guitare ! Mais ne vous arrêtez pas à ces deux morceaux, car c’est l’album entier que vous devez écouter. Génial et surprenant.

    Si vous êtes intéressés, le plus simple est de contacter Frantz ou Yuko pour vous procurer le disque.

  • Viscera album cover

    Colin Webster + Mark Holub - Viscera

    J’ai repéré cet album alors qu’il était en précommande sur le bandcamp de New Atlantis Records. J’étais venu écouté quelques extraits de “Sylphid Vitalizers” de Brandon Seabrook et la pochette de “Viscera” a tout de suite attiré mon attention.

    “Viscera” est un album d’improvisations entre le saxophoniste Colin Webster et le batteur Mark Holub. Il a été enregistré en un jour aux Dropout Studios dans le sud de Londres, studios qui n’ont pas été choisis au hasard, ils représentent le point de rencontre de la scène noise-rock de la ville. Les deux musiciens n’ont pas eu de discussion préalable quant à la ligne directrice à suivre. Seul le dernier morceau déroge à cette règle: “Chant” est un hommage au compositeur Roscoe Mitchell. Webster et Holub ont déjà joué et enregistré ensemble, ils se connaissent bien et ça s’entend dans les compositions. L’album porte bien son nom, l’énergie qui s’en dégage est effectivement brute et viscérale. Comme rien n’a été préparé à l’avance, la musique est directe et impulsive.

    Sur le premier morceau “Big Paws on a Puppy” le saxophone vient vous chatouiller les oreilles avec des riffs assassins auxquels la batterie répond avec précision par autant d’assauts sonores. Lui succède “Splintered” où saxophone et batterie se courent après et continuent le dialogue instauré précédemment pour le plus grand plaisir de nos écoutilles. “Oaxaca” nous offre une facette différente de leur musique avec un saxophone plus mélodique. “Qara Capa”: les cris stridents du saxophone me rappellent la sirène d’“en-trance”, la batterie qui se déchaîne derrière… Jouissif et splendide. “Conkan”, le morceau le plus mélodique de l’album est une pépite de plus.

    “Viscera” est un album mordant avec un son puissant. Sa musique, à la fois brute et mélodique, ravira les oreilles des amateurs de free jazz mais aussi celles des aficionados de rock (noise ou expérimental) avec son côté écorché-vif. C’est également l’occasion de découvrir pour ma part deux excellents musiciens qui utilisent avec brio leur connaissance de leurs jeux respectifs.

    Colin Webster aux saxophones alto, ténor et baryton. Mark Holub à la batterie.

  • Arktis/Air en-trance album cover

    en-trance

    “en-trance” est le deuxième album de ce groupe qui nous vient d’Autriche. La musique d’Arktis/Air ne se limite pas à un genre particulier mais en combine plusieurs en passant allègrement du rock progressif au jazzcore, de l’expérimental au noise. La première chanson vous montre la couleur sans aucun avertissement. Une musique abrasive qui balaie tout sur son passage. Du saxophone hurlant aux riffs de guitare déchirants jusqu’à la batterie qui martèle vos tympans, rien ne vous est épargné: la tempête sonore est en marche.

    Le morceau “Markeup” attaque direct par un passage free, une joyeuse cacophonie entre guitares et percussions. Un moment d’accalmie, la musique devient atmosphérique, planante pour quelques instants. Vous êtes comme bercés par les synthétiseurs… Rapidement des cris se font entendre, guitares et batterie font doucement leur retour. Un rythme tribal se met en place comme une parade qui emporte tout sur son chemin. Le saxophone hurle tel une sirène pour prévenir le retour de la tempête.

    Avec “Luv” l’approche est plus mélodique. Son air de saxophone dure une bonne partie de la chanson même lorsque les guitares s’énervent. Je pourrais presque me réveiller avec ! J’aime beaucoup la deuxième partie du morceau, le passage expérimental qui commence un peu avant cinq minutes.

    Très bel antwork, l’image du sable sied parfaitement à la musique et à l’ambiance générale de l’album. A vrai dire je lui collerais bien l’étiquette sandstorm jazzcore. Le vinyle est un 180 grammes et gatefold. Il ne contient pas la sixième chanson, “Lauraskills”.

    Philipp Harnisch au saxophone alto et au glockenspiel, Bernhard Höchtel et Bernhard Geigl aux claviers, Robert Pockfuß et Markus Steinkellner aux guitares, Niki Dolp à la batterie et aux percussions.

  • Nouvelles dates de SC3 en 2015 ?

    Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, SC3 et Macario ont enfin pu faire une mise point. Du nouveau SC3 sera annoncé en fin d’année ! On croise les doigts.

    Source: newsletter d’octobre de Macario.

  • Perichoresis cover

    Perichoresis

    Comme le souligne Trey Spruance il s’agit du second album réalisé entièrement par un groupe satellite de SC3, le premier étant “Le Mani Destre Recise Degli Ultimi Uomini” par les Traditionalists.

    Les morceaux de “Perichoresis” ne sont présents sur aucun autre album. Une partie du matériel est composé de morceaux que vous avez certainement entendu en live. On les reconnait immédiatement en écoutant les extraits disponibles. L’autre moitié de l’album est composée de nouveau matériel. A la fois catchy et mystérieuse, la musique de Ishraqiyun se caractérise par des compositions polyrythmiques et l’utilisation d’accordages et d’instruments non occidentaux. Différents musiciens interviennent sur le disque: Eyvind Kang (violon alto), Ches Smith (batterie et percussiosn), Rich Doucette (sarangi, esraj), Peijman Kouretchian (batterie), Mike Dillon (tabla), Shahzad Ismaily (bass), Timba Harris (violon), Jai Young Kim (claviers), Trey Spruance…

    Voilà, je vous invite à lire le reste de l’annonce qui analyse de façon détaillée les trois cycles de compositions de Ishraqiyun: Song Cycle 1 (2003), Song Cycle 2 (2007-2008) et Song Cycle 3 (2012-2014).

  • Clint Mansell Europe Tour 2014

    Clint Mansell au Trianon

    Le cadre est donné: le Trianon dans le XVIII ème, la grande classe. Clint Mansell se produit avec son groupe. L’occasion étant assez rare, je ne pouvais pas laisser passer cet événement. La scène accueille de gauche à droite le batteur, un premier guitariste, un second guitariste, une pianiste et le Sonus Quartet. Clint au devant et au milieu de cette espace officie aux claviers et contrôle un MacBook. Il sortira sa guitare électrique à deux reprises pour “The Wrestler” et pour “The Fountain”. Le Sonus Quartet est un quatuor pour cordes composé de deux violons, d’un violon alto et d’un violoncelle. Un grand écran est utilisé pendant le concert pour projeter des images provenant des films ou d’autres sources.

    Le concert commence par “Pi” qui est comme le rappelle Clint en introduction, sa première collaboration avec le réalisateur Darren Aronofsky. Des images du chef d’œuvre en noir et blanc apparaissent en rythme sur la toile de cinéma. les va-et-vient du mathématicien jusqu’à l’atmosphère de mystère et de paranoïa du film, tout y est.

    En tant que compositeur Clint Mansell préfère travailler sur des bons films qui lui parlent et laisser de côté les “shits movies” selon ses termes. Mais il reconnait aussi que comme tout musicien il peut lui arriver de produire des travaux qui ne conviennent pas. Ainsi le morceau suivant a été écrit pour le film “Definitely Maybe” mais n’a finalement pas été retenu.

    Les musiciens interprètent ensuite “Moon” et “Noah”. La musique de “Moon” est ponctuée de superbes images de ciels étoilés, de paysages déserts.

    Lorsqu’il travaille sur un projet de bande originale Clint explique qu’il ne peut pas imposer ses idées au film. C’est plutôt le contraire, le film décide et tu dois écouter ce qu’il a à dire afin que la musique colle au script et aux images. Ainsi les premiers essais pour “Requiem for a Dream” se sont révélés difficiles car il peinait à trouver la juste musique. Le déclic est enfin venu quand Darren et lui se sont réunis un weekend pour travailler. Le groupe joue la musique de “Requiem for a Dream”, sans doute l’un des moments les plus attendus et intenses du concert. Qui n’est pas ressorti indemne de la salle de cinéma après avoir vu le film ? Ce film est une pure expérience sensorielle et la musique y joue un grand rôle.

    Puis viennent “The Wrestler” et “Last Night”. Pour ce dernier la réalisatrice était tombé amoureuse de “Not at Home”, une chanson de Peter Broderick et décida de l’utiliser pour le générique de fin. Or le morceau dénotait avec la musique composée par Clint Mansell pour le film au point qu’on avait l’impression d’un autre long métrage. “Not at Home” est à l’origine un morceau pour guitare acoustique a lors que la bande original de “Last Night” a été écrite pour un piano. Le problème s’est résolu assez facilement car Peter Broderick est venu chanter ses paroles sur la musique de Clint. Les musiciens reprennent le résultat de ce travail et Peter chante “Not at Home” sur l’écran.

    “The Fountain” vient conclure cette soirée en apothéose. D’ailleurs Clint dit lui même que c’est une de ses B.O. préférées. Je suis bien d’accord avec lui. J’avais déjà eu l’occasion de voir le Kronos Quartet jouer “Death is the road to awe” en mai 2007 au Théâtre de la ville et j’en garde un super souvenir. Ce soir la première chanson est “Stay with me”. Elle est accompagnée par la diffusion d’un court métrage animé. Le groupe jouent deux autres chansons de la B.O.. J’ai un doute sur ces deux morceaux. Peut-être “Tree of Life” ou “First Snow” pour le premier et “Finish it” ou “Death is the road to awe” pour le second. Splendide ! On en redemande mais les lumières se sont rallumées pour de bon malgré les tonnerres d’applaudissements. Peut-être un poil trop court mais c’est bien là mon seul reproche.

    Après le concert Clint se rend même disponible au stand pour une séance de dédicace. Un concert grandiose, une poignée de main et un autographe, quelle belle soirée !

  • Aranis VI album cover

    Aranis VI (Made in Belgium II)

    “Made in Belgium II” est disponible à l’écoute sur le Bandcamp d’Aranis.

    Si vous avez participé au financement de l’album, Aranis vous récompense en vous offrant un code de téléchargement ! Plus d’infos sur GoFundMe.

    Que cela ne vous dispense pas d’acheter le CD ! ;)

  • Perichoresis album cover

    Secret Chiefs 3: Ishraqiyun - Perichoresis

    Web of Mimicry a annoncé la sortie de Perichoresis, le nouvel album de Ishraqiyun (Secret Chiefs 3) !

    Pas plus de détails pour l’instant si ce n’est qu’il sera disponible aux alentours du 21 octobre.

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