“Hand Cannot Erase” est le nouvel album de Steven Wilson. Mercredi soir son groupe jouait à L’Olympia.

C’est le première fois que je fais un concert assis dans cette salle. Une petite place dans le carré or au 10ème rang, l’idéal pour profiter au mieux du spectacle, me voici près à assister à mon premier concert de Steven Wilson.

Faisons les présentation ! Nous avons Steven Wilson au chant et à la guitare acoustique, Guthrie Gowan à la guitare électrique, Marco Minnemann à la batterie, Nick Beggs à la basse et au Chapman stick, Adam Holzman aux claviers et au Moog.

L’excitation monte, des mois d’attente pour ce concert et le plaisir de voir la bande à Wilson en live. Une ambiance du tonnerre lors de l’entrée des musiciens sur scène ! Derrière eux se trouve un écran sur lequel sont projetées les videos des chansons. Le groupe enchaine les cinq premiers morceaux de “Hand Cannot Erase”.

Dès le début Wilson rappelle que ce n’est parce que nous sommes assis qu’il faut rester silencieux, au contraire cela fonctionne dans les deux sens ! “Don’t hold back that French passion.” si ma mémoire est bonne.

“First Regret”, “3 Years Older”, “Hand Cannot Erase”, “Perfect Life”. Pour “Routine” Wilson nous apprend que Nina Tayeb n’est pas de la partie ce soir car elle a accouché récemment. “She will sing through a piece of Apple technology”. :)

Superbe prestation, chant, guitares, bass, batterie, claviers… les morceaux prennent vie devant nous ! C’est pro, c’est carré et en même temps l’émotion est là: un constat fidèle à l’image que je me suis faite de sa musique. Ses compositions allient finesse, justesse et subtilité, elles ne s’imposent jamais en force et fourmillent de petits détails… des valeurs de production présentes sur tous ses albums et qui font de lui un perfectionniste. Il sait aussi s’entourer de musiciens exceptionnels pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

Viennent ensuite “Index” (“Grace for Drowning”), “Home Invasion”, “Regret #9”, “Lazarus” de Porcupine Tree et “Harmony Korine” (“Insurgentes”). L’euphorie continue !

A la surprise de tout le monde le concert est coupé en deux parties par 20 minutes de pause, entracte imposée par la salle. C’est sans doute le seul petit point négatif de cet événement.

Le concert reprend et les trois derniers morceaux de “Hand Cannot Erase” sont joués: “Ancestral”, “Happy Returns” et “Ascendant Here On…”. Génial ! C’est là qu’on réalise que ce dernier album a été taillé pour la scène. Morceau après morceau, cet album est une claque sensorielle.

Premier rappel. Un rideau semi-transparent descend devant la scène, la video de “The Watchmaker” est projetée dessus pendant que le groupe joue derrière. Ils poursuivent par “Sleep Together” de Porcupine Tree.

Deuxième rappel. “Sectarian” (“Grace for Drowning”) qui nous a été joué en bonus1 pour nous récompenser de notre accueil et de notre engouement, puis “The Raven That Refused to Sing” concluent ce concert en beauté.

Le groupe salue le publique. Tout le monde est debout pour les remercier sous des tonnerres d’applaudissements.


1: “… because you’ve been such a lovely audience.”