• Settle

    Settle

    J’écoute de plus en plus de jazz, et plus le temps passe, plus je réalise la diversité de ce genre et à quel point les possibilités sont illimitées.

    Settle est un album de Ken Thomson and Slow/Fast. Je dois cette découverte à François Couture et je suis d’accord avec le moindre de ses mots. Ce disque sonne en effet avant-prog dans son approche, surtout pour ce qui est de l’écriture et des compositions. La section cuivre est assurée par Ken Thomson qui officie à la clarinette basse et au saxophone alto, et par Russ Johnson qui lui joue de la trompette. L’ensemble est complété par Nir Felder à la guitare, Adam Armstrong à la basse et Fred Kennedy à la batterie. Le quintet crée une musique intelligente et pleine de couleurs. Le fil conducteur et la cohérence existant entre ces six morceaux témoignent d’une grande maîtrise d’écriture. Enfin les mélodies sublimées par la clarinette de Thomson raviront à coup sûr vos tympans.

  • All the Way to the Devil

    All the Way to the devil

    Les critiques de Jon Davis sur Exposé sont devenues pour moi une source inépuisable de recommandations musicales.

    Il ratisse très large: rock progressif, avant-prog, jazz, free-jazz, noise, rock… et ses goûts musicaux semblent vraiment proches des miens. Du coup c’est vraiment très rare que je n’accroche pas aux albums qu’il chronique.

    All the Way to the Devil est sorti en mai 2015 et je l’ai découvert en octobre de la même année par la critique que Davis en a faite.

    Si Exposé est un site plutôt spécialisé dans les musiques progressives, avant-gardistes, expérimentales, les rédacteurs s’intéressent vraiment à tout type de musique, à leur rencontre, à tout ce qui n’est pas mainstream.

    Au premier abord la musique de Burnside & Hooker pourrait sembler banale mais c’est loin d’être le cas. Elle réunit avec habilité folk, blues, country, jazz et rock dans un mélange détonnant et varié. Guitare, batterie, alto, violoncelle, contrebasse et ukulélé sont arrangés avec brio et la voix de la chanteuse s’associe parfaitement à cet ensemble. Les choeurs sont assurés par tous les musiciens ou presque. Un album qui donne la pêche et qui est susceptible de plaire au plus grand nombre.

  • 2017-07-09-kolkhoze-printanium.jpg

    Vol.1 Kolkhöznitsa

    Depuis bientôt deux ans mes habitudes d’écoute ont beaucoup évolué avec le streaming. Avant j’utilisais ces plateformes occasionnellement. Puis en octobre 2015 j’ai pris un abonnement Unlimited à Rdio. C’était pour moi la meilleure plateforme pour le mélomane que je suis: interface épurée et orientée album. Il suffisait d’ajouter des albums à sa collection et de les synchroniser avec son téléphone et c’était parti. Malheureusement mon aventure avec Rdio allait s’arrêter deux mois plus tard en décembre car le service fermait. Rdio et Spotify m’ont permis de faire de belles découvertes. J’ai décidé de les partager et c’est la raison pour laquelle ce blog reprend du service.

    Kolkhöznitsa est l’une d’entre elles. Sorti en 2008, c’est le premier album de Kolkhöze Printanium, un groupe français.

    La musique est un mélange d’avant-prog, de RIO et de jazz avant-gardiste: une atmosphère glauque et pesante, une ambiance cinématographique et industrielle. Une pépite à découvrir de toute urgence. A l’époque j’avais commandé le CD chez les Allumés du Jazz mais il n’apparait plus au catalogue.

  • Pain-Noir

    Pain-Noir @ Le Café de la Danse

    Hier soir Pain-Noir jouait au Café de la Danse pour sa date parisienne.

    La première partie a été changée un peu à la dernière minute. C’est Norma qui s’y colle, elle qui aurait préféré manger des Doritos devant Breaking Bad ! ;)

    J’ai préféré le confort d’une place assise dans les gradins plutôt qu’être devant dans la fosse. Pour l’occasion seul les quatre rangées du haut étaient disponibles, le reste de la salle était réservé à la fosse.

    Norma a donc assuré la première partie. Seule sur scène avec sa guitare électrique, elle chante en anglais et a déjà un style personnel qui oscille entre blues, ballades et garage. A travers ses chansons on sent l’influence de Fiona Apple mais pas seulement, en y repensant il y a aussi un petit côté Bobbie Gentry. Sa superbe voix qu’elle parvient à moduler comme elle le souhaite, son chant très versatile, sa guitare saturée, sa présence sur scène… je suis certain qu’elle en a conquis plus d’un, bravo !

    Pain-Noir (François-Régis Croisier) a commencé à jouer vers 20h50, il était accompagné par Zacharie Boissau à la guitare, Yann Clavaizolle à la batterie et Antoine Pinet à la basse et aux claviers. Superbe prestation. C’était assez génial de voir ce quartet donner vie aux chansons de l’album. Je me doutais fortement que Orso Jesenka serait aussi de la partie. D’ailleurs je l’ai aperçu entrer dans les coulisses au début du concert. Le temps d’une chanson il a pris le micro pour un duo avec Pain-Noir. Le deuxième invité, lui je ne le connaissais pas, il s’agit de Renaud Brustlein de H-Burns. Yann et Antoine font d’ailleurs partie de son groupe. Le duo nous interprète une reprise très émouvante de The Partisan de Lenoard Cohen. Deux rappels pour conclure ce concert à l’atmosphère unique et ce mur de pierres qui renvoie à la terre, thème récurrent dans les chansons de Pain-Noir.

  • Total Victory gif

    Silence musique

    Quelques mois de silence musique mais plusieurs concerts:

    • King Crimson, le dimanche 20 septembre 2015 à l’Olympia.
    • Hubert-Félix Thiéfaine, le samedi 17 octobre 2015 au Palais des Sports.
    • Klub des Loosers, le samedi 24 octobre 2015 à la La Gaîté Lyrique.
    • Fred Wesley, le jeudi 21 janvier 2016 au New Morning.
    • Steven Wilson, le lundi 1er février 2016 au Palais des Congrès.
    • Total Victory, le mercredi 17 février 2016 à l’Espace B.

    King Crimson

    Trois batteurs, monstrueux, sacré spectacle. Vue excellente sur l’ensemble de la scène, au premier rang de la mezzanine sur le côté.

    Setlist

    Hubert-Félix Thiéfaine

    Pas mal, une découverte assez récente pour moi même si ça fait longtemps que HFT roule sa bosse. Ca aurait sûrement été encore plus sympa si je n’y avais pas été tout seul, n’est-ce pas Philippe ?! ;)

    Setlist

    Klub des Loosers

    Tuerie ! Dans la fosse, au premier rang presque au milieu, un excellent concert et une super ambiance. Dommage pour les problèmes de balance et le chant qui du coup n’était pas toujours très compréhensible. Heureusement que je connais bien les paroles.

    Setlist

    Fred Wesley

    Monsieur Wesley sait mettre le feu comme personne et ce ne sont pas ses 72 ans qui y changeront quelque chose. Accompagné de Leonardo Corradi (23 ans) à l’orgue Hammond et de Tony Match (44 ans) à la batterie. Funky !

    Steven Wilson

    Rang F plus presque au milieu. Le Palais des Congrès même s’il permet d’accueillir pas mal de monde, reste une très belle salle. Rien à redire, un concert génial et Ninet Tayeb au chant sur “Routine”, “Ancestral”, “Don’t Hate Me” (reprise de Porcupine Tree) et la reprise de “Space Oddity” de David Bowie ! :)

    Setlist

    Total Victory

    Une petite piqure de rappel pour Total Victory. Un live à la hauteur de leur album, c’est à dire excellent ! Efficace, direct: de l’énergie brute !

  • Aranis live photo

    Cro Magnon <+> Aranis

    Six années depuis que Aranis s’est produit pour la première fois au Triton, l’attente fut longue ! Mais entre les différents concerts en Belgique, en Allemagne, dans divers festivals et les quatre autres albums qu’ils ont sorti depuis, Aranis n’a pas chômé. En 2009 ils sortent “Songs From Mirage” qui apporte un nouvel élément à leur musique, le chant. En 2010 David Kerman joue de la batterie et des percussions sur “Roqueforte”. Pierre Chevalier y joue du piano en invité, il deviendra membre du groupe par la suite. En 2012 ils vont à la rencontre de différents compositeurs belges et “Made on Belgium” voit le jour. Au cours de l’été 2013 ils créent une campagne de financement pour leur prochain album, “Made on Belgium II” qui paraît en octobre 2014.

    Made In Belgium II

    Quelques mois de retard pour cette chronique du deuxième Made In Belgium. MIB II a été l’occasion pour Aranis de reprendre la route pour travailler et jouer avec d’autres compositeurs belges. Déjà leur sixième album et l’énergie des débuts est toujours intacte: ils ont toujours la capacité de nous émouvoir et de nous surprendre, mais aussi celle de réinventer leur musique. Chaque nouvelle écoute de l’album réaffirme la richesse des compositions du groupe ; c’est bluffant et assez incroyable. Aranis prouve une nouvelle fois qu’ils comptent parmi les meilleurs groupes d’avant-prog et de musique de chambre.

    Tout ce que j’aime dans leur musique est présent: la créativité, les côtés cinématographique et incisif, la beauté, le tango… La surprise c’est aussi le chant de Jana sur “Ship XXI” et “Tolles pferd”: à la limite du lyrique, il m’a surpris la première fois mais je l’ai rapidement trouvé superbe et totalement dans l’esprit de la musique. J’ai beaucoup aimé aussi les touches d’humour ajoutées ici et là, notamment sur les deux morceaux cités précédemment.

    Même si Aranis II est mon préféré, “Made on Belgium II” est sans doute leur meilleur album et je le trouve aussi très proche de ce dernier au niveau de l’énergie, la dynamique et des sonorités. S’ils semblent être à l’apogée de leur art, de tels musiciens d’exception ne s’arrêteront pas là en si bon chemin. Peut-être une légère touche de saxophone pour le septième album ? ;)

    Live report (12-06-2015)

    C’est la première fois que je suis sur la guest list d’un groupe, ça me fait encore plus plaisir que ce soit au Triton et pour Aranis. Merci Jana pour les deux places gratuites ! Je suis venu au concert avec mon pote Andreas. Depuis le temps que je lui parlais d’Aranis, c’était l’occasion rêvée. Après une petite bière dans la cour intérieure nous nous dirigeons vers la salle 2 dans laquelle Cro Magnon va jouer le premier set de ce double concert.

    Cro Magnon est un groupe qui lui aussi nous vient du plat pays et propose une musique de chambre des plus originales mélangeant folk, jazz et avant-prog. Koen Van Roy, le saxophoniste et clarinettiste du groupe est d’ailleurs un des compositeurs qui a participé à Made In Belgium II.

    Malgré mes quelques concerts au Triton je ne suis pas encore allé dans cette salle qui regroupe une section orchestre et un balcon. Elle est suffisamment bien conçue pour profiter du son et de la vue aussi bien en bas qu’en haut. Le balcon étant juste au-dessus, je me dis même que la vue plongeante sur la scène doit être des plus agréables. Nous nous sommes installés devant la scène au premier rang ce qui était juste parfait pour l’apprécier dans son ensemble et avoir les musiciens proche de nous. De gauche à droite nous avons Stefan Coltura au violon, Geert Waegeman à la mandoline et au violon, Chris Carlie à la basse et contre-basse et Koen Van Roy au saxophone et à la clarinette.

    Super son, l’acoustique de la salle est parfaite. De même superbe prestations des quatre musiciens, de quoi mettre tout le monde en appétit avant Aranis, mis à part mon voisin de gauche qui manque de s’endormir à plusieurs reprises ! J’ai beaucoup aimé la décontraction, l’enthousiasme et l’énergie avec lesquels jouait le groupe comme s’ils avaient une bande de potes pour public. Koen nous raconte en blaguant que le Triton leur avait dit qu’il n’y aurait personne pour leur concert. Ca faisait quelques temps que je n’avais pas écouté “Zapp!” et “Bull?”, leurs deux albums sortis dans les années 90 mais je n’ai eu aucune difficulté à rentrer de nouveau dans leur univers: folk, country, western, classique… J’adore ce genre de mélange enjoué et leur musique rappelle celles d’autres groupes: Julverne, Die Knödel, L’Ensemble Rayé ou encore The Penguin Cafe Orchestra. Anecdote rigolote: l’un des morceaux joués ce soir porte le nom du lapin que Geert avait eu étant enfant ; le lapin n’avait pas de nom et il n’en a eu un qu’une fois mort. Son nom, “X Race” est la plaque d’immatriculation de la voiture qui l’a écrasé ! J’ai vraiment le sentiment que nous avons été chanceux d’assister à ce Cro Magnon “Revisited”. Ce retour sur scène peut-il laisser présager un nouvel album ? Le set se termine vers 21h10. Un peu avant Koen plaisante en nous racontant qu’Aranis a commencé à jouer mais que la salle est vide !



    Direction la salle 1 et le premier rang pour le set d’Aranis ! Les branchements ont déjà été faits et les instruments sont déjà en places. De gauche à droite nous avons le violon de Liesbeth Lambrecht, le piano de Pierre Chevalier dans le fond, l’accordéon de Marjolein Cools au devant et au milieu, la flûte traversière de Jana Arns sur la droite de la scène, la guitare de Stijn Denys et la contrebasse de Joris Vanvinckenroye occupent le fond de la scène. Il y a plus de monde que pour leur premier concert mais la salle est loin d’être pleine, à vrai dire c’est plus agréable pour en profiter dans les meilleurs conditions.

    Les lumières s’éteignent, Marjolein, Liesbeth et Jana entrent en scène l’une après l’autre, toutes trois vêtues d’une robe de soirée bleue. Elles portent une sorte de coiffe de paon à la fois élégante et sobre. Elles commencent à jouer l’intro de ce concert. Puis vient le tour de ses messieurs ; Pierre, Stijn et Joris prennent place sur scène. Pantalons et chemises noirs, comme pour ces dames, c’est classe. C’est un autre point que j’apprécie chez eux: la mise en scène du placement jusqu’au costume, rien n’est laissé au hasard. Un plaisir pour les oreilles mais aussi pour les yeux.

    Le groupe commence par jouer “Skip XXI”. C’est parfaitement fidèle à l’originale du rire de Pierre en introduction jusqu’au chant de Jana ! C’est une chose de l’entendre chanter sur le disque, c’en est une autre de la voir tenir ces notes juste devant nous sur scène. Superbe. Ils poussent même le vice jusqu’à reproduire les discussions multilingues de la fin du morceau. C’est intimiste et magique, j’ai l’impression de les voir jouer dans mon salon tellement ils sont prêts. Aranis poursuit en jouant “Hit”. Un solo de piano suivi de “Tolles Pferd” et le chant “obscène” de Jana et Pierre (“obscene singing” dans le livret). ;) Les morceaux de “Made in Belgium II” prennent toute leur dimension en live. Les musiciens sont juste époustouflants et font preuve d’une grande musicalité ! Perfection technique, précision et émotion. Quelle claque ! Bravo. “DSK”, “Kablamo”, “Boki II”, “Chanoi” puis “La Vague”, tous les morceaux de l’album sont joués. Pierre se lance dans un autre solo de piano et nos trois musiciennes se placent à ses côtés en l’entourant. “Cell Stress” et “Funambule” viennent conclure ce set en beauté.

    Suivent ensuite trois rappels avec chacun un morceau. Et oui, le public en redemande, c’est tellement jouissif qu’il faudrait que ce soit sans fin. “Bulgaar Kort” une version raccourcie de “Bulgarian Flying Spirit Dances II” sur leur précédent album, “Lever in Plakjes” (foie en tranches) issue de Aranis III. Pour le troisième morceau qui n’était pas prévu, Pierre explique avec humour qu’ils ont épuisé leur répertoire et qu’ils vont rejouer un titre déjà entendu ce soir.

    Sans trop m’avancer, je pense que tout le monde est ressorti avec un grand sourire sur le visage ce soir-là. Voir Aranis en live ça a quelque chose d’extraordinaire et je connais quelqu’un à Ann Harbor dans le Michigan qui aurait adoré assister à ce concert, n’est-ce pas Dave ? ;)

    Update: Unn troisième Cro Magnon existe: “Brosella Suite”, il s’agit d’une collaboration avec un autre groupe. Il apparait en effet sur RYM mais je n’ai pas encore eu l’occasion de l’écouter. “X Race” figure sur l’album d’un projet parallèle de Geert Waegeman, Pollaroid Patsi. Merci à Stéphane de Traverses Mag pour ces informations.

  • Orso Jesenka, Effacer la mer album cover

    Orso Jesenka - Effacer la mer

    En mars dernier j’écoute Label Pop et les deux premiers morceaux retiennent immédiatement mon attention. Chant en français, textes poétiques et très bien écrits, compositions classes et recherchées, arrangements aux petits oignons… Mais qui est-ce ?

    Ors Jesenka, un auteur-compositeur Marseillais. “Effacer la mer” est son deuxième et nouvel album. Des compositions à la fois délicates, dépouillées et pleines d’idées, Orso a su bien s’entouré et nous offre ici un disque sublime aux sonorités riches (cordes, saxophone, trompette et ondes martenot).

    Plutôt que de m’étendre je vous invite d’urgence à aller l’écouter sur Bandcamp. A lire également sur L’Oreille Absolue l’entretien croisé avec Pain Noir, un autre songwriter français dont je parlerai dans mon un prochain post.

    Update:

    À ne pas manquer, Orso Jesenka en session live dans Label Pop lundi 1er juin.

  • Hot Chip live photo

    Hot Chip à la Gaîté Lyrique

    Hot Chip est un groupe anglais qui propose un mélange unique entre disco, électro, techno, pop et dance. Leur musique est légère et décomplexée, dansante et rythmée. Hot Chip passe allègrement du kitsch au romantique et ça fonctionne ! Ils sont ainsi capable de produire de parfaits hits de club comme de géniales balades pop. C’est simple quand j’ai écouté “In Our Heads” pour la première fois en 2012, il n’y avait rien dans ma discothèque qui corresponde à leur musique. Surprenante aussi la voix douce et suave du chanteur et clavier Alexis Taylor, qui colle à merveille à la musique et l’esprit du groupe. Pour résumer Hot Chip a réussi là où tant d’autres ont échoué, c’est à dire à réinventer la “dance music” en la rendant intelligente et intéressante, agréable à écouter et en y intégrant des influences multiples.

    Leur nouvel album “Why Make Sense” vient juste de sortir et ils sont en tournée. Jeudi soir ils passaient à La Gaîté Lyrique à Paris. Pas de secret, pour être au premier rang il faut arriver tôt ! Pas d’accord Philippe ? ;) Après un peu plus d’une heure dans la file d’attente, nous entrons enfin dans la salle vers 20 heures. Direction le premier rang je me place en face du clavier de Alexis Taylor.

    Le groupe entre en scène un peu avant 21 heures. Faisons les présentation. En première ligne et de gauche à droite nous avons Owen Clarke au clavier, à la guitare et à la basse, Al Doyle à la guitare et au clavier, Alexis Taylor au chant, au clavier et à la guitare, Joe Goddard au chant et au Moog. Derrière eux nous avons Felix Martin aux boîtes à rythme et aux percussions, Sarah Jones à la batterie et Rob Smoughton aux percussions et à la guitare. Hot Chip commence par jouer “Huarache Lights”, le premier morceau de leur nouvel album, une parfaite introduction tant les beats de ce nouveau titre sont imparables. S’en suit “One Life Stand” issue de l’album du même nom, juste ce qu’il faut pour faire monter l’ambiance en chauffant la salle. Si à ce moment là vous n’êtes pas déjà entrain de remuer la tête ou de danser, c’est que vous n’êtes pas dans le bon concert ! Les musiciens poursuivent avec “Night & Day” (“In Our Heads”). Ca fait super plaisir de les voir littéralement s’éclater sur scène, ils prennent plaisir à jouer et mettent le feu ! Ils continuent sur leur lancée avec “Easy to Get” et “Started Right” (“Why Make Sense”), deux morceaux plus calmes et funky aux refrains accrocheurs qui passent très bien en live. On entend les premières secondes de “Flutes” et aussi nos cris de ce tube incroyablement efficace que tout le monde attendait. Excellent, c’est la folie entre la danse des musiciens pendant le refrain (“Work that inside outside, Work that more, Work that right side left side…”) et Alexis Taylor qui vient chanter tout juste devant nous ! Enchaînement parfait avec le tout aussi génial “Over and Over” (“The Warning”), c’est juste magique. Vient ensuite la belle balade mélancolique “Alley Cats” (“One Life Stand”) puis deux autres morceaux du nouvel album, le très disco “Cry for You” et l’atmosphérique “Need You Know” avec ses samples à l’esprit très Moby. Les anglais nous font ensuite danser et sauter sur “Ready for the Floor” (“Made In The Dark”) et “I Feel Better” (“One Life Stand”). Le groupe quitte la scène et revient quelques minutes plus tard pour un rappel de quatre titres: “Made in the Dark” (“Made In The Dark”), “And I Was a Boy from School” (“The Warning”), “Why Make Sense” et “Dancing in the Dark”, une reprise de Bruce Springsteen qui vient conclure ce concert en beauté.

    Un lien vers la setlist et un autre pour voir ou revoir le concert.

    La force de Hot Chip est de faire une musique qui met de bonne humeur, une musique qui rend heureux quand on l’écoute et rien que pour ça je les remercie.

  • Klô Pelgag Live @ Le Trianon

    Klô Pelgag au Trianon

    — Alors ce concert ?
    — Génial !
    — Tu es revenu avec quelque chose ?
    — Un ananas.
    — Quoi ?!
    — C’est une longue histoire…

    J’ai découvert Klô Pelgag il y a un peu plus d’un an en mars 2014. Ce qui m’a frappé dès la première écoute de “L’alchimie des monstres”, c’est la qualité des textes, des compositions et des arrangements dont son frère Mathieu Pelgag s’est occupé. L’album propose non seulement une très belle écriture mais aussi une musique de chambre très soignée mélangeant cordes, cuivres et piano. Malgré son jeune âge elle fait preuve d’une grande maturité musicale. Ses influences que l’on ressent immédiatement dans sa musique, comptent King Crimson, Frank Zappa, Brel parmi tant d’autres. Des talents de compositions comme les siens ne viennent pas par hasard, ils témoignent d’une certaine culture musicale et de goûts variés. “L’alchimie des monstres” représente un ticket d’entrée dans son univers personnel à la fois riche et déjanté. Si je devais faire une comparaison, je citerais Sufjan Stevens et Fiona Apple.

    Depuis plus d’un an Klô Pelgag rencontre un certain succès en France où elle enchaîne les dates un peu partout. J’ai laissé passé deux ou trois occasions l’année dernière de la voir en concert. Donc j’ai pris ma place dès que le concert du Trianon a été annoncé.

    Le mercredi 15 avril arrive enfin. Ce soir c’est un Trianon entièrement assis en placement libre, je décide donc d’arriver tôt car les portes sont censées ouvrir à 19h00. J’ai bien fait, une dizaine de personnes attendent déjà devant l’entrée et le trottoir va rapidement se remplir. Puis vient le moment de rentrer dans le Trianon, je m’installe au second rang au milieu pour avoir une vision optimale de la scène. La première partie, un certain Nicolas Jules, commence à 20h00. Il arrive sur scène seul. Pas facile de gagner le public. Il décide de la jouer sur le coup de l’humour et ça passe bien car tout le monde rit de ses blagues. Il n’est pas habitué à de si petites salles, aux States ils remplit les stades… :) Trois chansons seulement, en effet il avait prévu d’aller boir un coup et Klô lui a demandé de faire sa première partie deux jours avant. ;)

    Klô Pelgag entre sur scène vers 20h45. Elle est accompagnée de gauche à droite d’Elyzabeth Burrowes au violoncelle, de Lana Tomlin au violon alto, de Fany Frésard au violon, de Charles Duquette à la batterie, de Philippe Leduc à la contrebasse et de Mathieu Pelgag aux claviers. Il manque juste une section de cuivres. Chaque musicien porte un costume adapté à l’occasion: Klô a revêtu un costume de squelette et un bonnet vert, son frère porte une horloge ventrale, le contrebassiste arbore un short de cycliste et un débardeur avec une cape orange, le trio de cordes est en robe de mariée. La scène est à l’image de la musique: des ananas, un mégaphone, un siège roulant devant le piano…

    En introduction Stravinsky ainsi qu’un bonjour à la salle, Klô nous dit qu’elle aurait bien voulu que Nicolas Jules soit son fils, avoir un lien de parenté avec lui, être cousins si une opportunité se présente un jour. :) Elle est un peu frappadingue et totalement dans le trip. A un notre moment elle décide de nous donner un prénom commun, Steve. La première chanson “Incendie” est nouvelle, suivent ensuite “Les corbeaux”, “Le dermatologue”, “Le tronc”, “Tunnel”, “Nicaragua”, “Le silence épouvantail” et “Le soleil incontinent”. L’interprétation et le jeu sont fidèles à l’album, le chant de Klô est superbe ! C’est impressionnant de la voir chanter ainsi en live comme sur un album enregistré en studio. Elle est a l’aise, elle se promène sur scène au gré des morceaux, passe de la guitare au piano et quand elle ne nous parle pas, assure diverses pitreries entre les morceaux. Nous avons notamment le droit au tour de magie avec le contrebassiste et au bowling avec les ananas. Le son est top et chaque instrument se laisse entendre sans couvrir les autres. Tout est réuni pour recréer l’alchimie unique de l’album.

    Le groupe joue “Pégase”, une des nouvelles chansons disponibles sur l’édition de luxe de l’album puis “Taxidermie”, “Comme des rames”, “La fièvre des fleurs” et “Rayon X”. Le final “Modern Moz” est une composition de Klô et Mathieu.

    Premier rappel: “Les maladies de coeur” et “Tremblements”, les deux autres bonus de l’édition de luxe.

    Deuxième rappel et distribution général d’ananas, c’est là que j’ai récupéré le mien. Il m’a été lancé par Fany et a touché l’épaule de ma voisine de devant avant de tomber à mes pieds ! “La neige tombe sans se faire mal” est le dernier morceau au terme d’un peu plus d’une heure et demie de concert. La quasi totalité de “L’alchimie des monstres” a été jouée, seul “Le mariage des oiseaux” manque à l’appel. Je rentre donc un ananas à la main, ravi de ce concert fruitier.

  • Trevor Watts - Veracity cover

    Trevor Watts - Veracity

    Sur “Veracity” Trevor Watts joue treize compositions solo au saxophone alto. La palette sonore est d’une telle richesse que la musique est captivante du début jusqu’à la fin. Pendant 49 minutes et 39 secondes exactement le temps semble s’arrêter et chaque morceau est un modèle de concision et de précision, un petit bijou mélodique dans lequel Watts explore une nouvelle facette de son univers.

    Un superbe disque avec un incroyable sens de la mélodie, d’une beauté et d’une simplicité pures.

    Ecoutez “Solus” le premier morceau de l’album sur Soundcloud. D’autres extraits sont en écoute sur SquidCo.

    Disponible en digipack chez FMR Records.

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